Aristotélisme

LE MOYEN-ÂGEZohar emprunte à Aristote (Physique, Livres III-VIII) la détermination de l’objet de la physique : la nature (principe et cause du mouvement et du repos des choses où réside la nature, par essence et non par accident – 192b, 21-23) et le mouvement (on ne peut connaître la nature sans connaître d’abord le mouvement – l’ens mobile).

La théorie médiévale du mouvement étudie : le lieu et le temps, différentes sortes de mouvements, continuité et divisibilité, position d’un premier moteur immobile et éternel.

Le mouvement est un processus d’actualisation caractérisé de manière formelle (l’entéléchie), matérielle (l’acte d’une chose qui est en puissance, lorsqu’on la prend dans l’entéléchie qu’elle possède, en tant qu’elle est en acte non en elle-même mais comme mobile) ou totale (moteur a quo et mobile in quo).

L’aristotélisme touche à ses limites chaque fois qu’on touche aux limites de la nature. Le mouvement angélique et la transsubstantiation : le principe du tiers exclu, si, pour rendre compte de l’ubiquité de l’ange, on admet des lacunes dans les valeurs de vérité des propositions notifiant sa présence. Le principe de contradiction, sis, pour rendre compte d’une coexistence du pain et de l’humanité dans l’Eucharistie, on admet la possibilité que des états contradictoires soient simultanément réalisés dans la nature.

Le monde des choses sensibles et des choses de l’imaginaire prient ensemble pour que ce que je suis s’incarne dans le passé des souvenirs qui m’habitent. Mon regard trace des ondes dans le futur et devant moi brillent maintenant les lettres du commencement.

 

 

 

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